RETOUR SUR: une soirée court-métrage réalisé par des jeunes à Bergerac

Le BIJ / Espace Jeunes de la Communauté d’Agglomération Bergeracoise est un lieu de détente, de rencontres, d’échange, d’informations et d’expression favorisant l’émergence de projets et la création culturelle pour les jeunes habitants du territoire. Mardi 11 octobre avait lieu à son initiative et en partenariat avec d’autres associations la seconde édition de la soirée “court-métrage spécial jeunes” au cinéma Grand Ecran, en centre-ville. La Fabrique est partie à la rencontre de plusieurs jeunes pousses du cinéma qui ont proposés des films le soir même le temps d’un interview collectif.Rencontre…

Plaisir et envie de partager

Qu’est ce qui vous pousse aujourd’hui à faire des courts-métrages et des productions audiovisuelles?
Cyril: Plein de choses, mais surtout de rire et de faire rire.
Emmanuelle: Souvent, l’inspiration part d’une idée simple, d’une anecdote du quotidien que l’on souhaite partager, d’un message que l’on veux transmettre.
“Une course contre le temps” par Clément Docteur
Est-ce que c’est difficile pour vous? Tant au niveau de la production, que de la réalisation? Par exemple trouver des lieux de tournages, du matériel…
Clément: personnellement, je suis très proche d’une association qui oeuvre dans ce domaine au quotidien et qui commence à se faire un nom (Clip Clap Youpi Prod), donc c’est assez simple, je me sens accompagné.
Emmanuelle: idem pour moi avec l’association “Les Films du Lébérou” qui est située sur Ribérac. En plus, pour ce que je propose ce soir, j’ai reçu une grande aide de la part de la commune de Ponteyraud. Tout le monde s’est mobilisé sur le projet, du maire qui est aussi un acteur, jusqu’au aux habitants. On valorise le patrimoine et ce petit village, ç’est super positif.
Ade: moi j’ai surtout des problèmes matériels. Par exemple, j’ai du mal à trouver des micros pour prendre le son. Et franchement je ne sais pas vraiment vers qui me tourner, n’ayant qu’un petit réseau.
Cyril: le réseau c’est super important. C’est ce qui permet aussi d’être crédible et visible.
“La Fille” par Adeline Poett (Collectif A Puissance 2)
Justement, quand on parle de crédibilité, qu’est ce qu’on répond à vos sollicitations pour tourner dans un lieu, utiliser un espace public ou solliciter des habitants comme acteurs,…?
Cyril: ça dépend du projet. Parfois on est bien reçu, parfois c’est un peu brouillon. Par exemple pour utiliser un lieu public, on doit se rendre en Mairie. Mais une fois là-bas on est trimbalé entre différents services pour peux-être avoir une chance de tomber sur la bonne personne qui nous donnera la réponse. C’est à ne rien comprendre.
Roland: je partage cet opinion. Il faut sans cesse ré-expliquer. Les choses se font si tu connais les bonnes personnes. Au final, ça m’est arrivé de ne même pas demander l’autorisation quand j’étais pressé, par exemple pour rendre un court-métrage pour un concours.
Pourquoi, d’après-vous, le court métrage serait un véritable moyen d’expression et de partage?
Roland: déjà parce qu’on est dans le tout vidéo. Même les manuels d’utilisation d’une machine électroménager lambda se trouve aujourd’hui en tutoriel vidéo sur le net. La vidéo est donc un média qui est vraiment rentré dans les mœurs. Ensuite, c’est aussi l’un des seuls (le cinéma) à mélanger différents arts: musique, architecture, arts plastiques, poésie et littérature… Tout le monde se retrouve un petit peu dedans à un moment donné. N’importe quelle vidéo est accessible au fin fond du Pérou, c’est justement ce qui est extraordinaire.
Cyril: c’est aussi un moyen de divertissement rempli d’émotion. Le message passe plus facilement par la vidéo.
“A toute chose, malheur est bon” par Julien Verly
Au début de cette rencontre, vous m’avait dit qu’aucun d’entre vous n’étais un professionnel de l’image… Est-ce que ce type de concours, si on le gagne, peux-être un premier pas vers la professionnalisation? En somme, est-ce que passion peux rimer avec métier? 
Roland: tout est une question de démarche. On est un peu sur l’image de l’escalier. Il y a plusieurs marches à franchir pour y arriver. Cela prend du temps.
Clément: oui et en plus, on a constamment besoin d’être formé. L’accès aux formations professionnalisantes reconnues est très compliqué. Soit il faut avoir les moyens financiers pour les écoles privées, soit il faut aussi avoir le niveau d’études correspondant.
Emmanuelle: exactement. Même dans le public on demande de sortir d’un Bac Scientifique. Pour des questions d’appropriation de compétences techniques. Alors que l’on propose la plupart des option cinéma dans le cursus Littéraire. Ça vous semble pas bizarre?
Cyril: il faut absolument ouvrir les possibilités de formation parce que tout le monde peux se retrouver dans le cinéma… Autant sur l’aspect technique (cadrage, montage,…) que sur l’aspect créatif (comédiens, script, …).

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